Texte Libre

nous sommes le :

Septembre 2006
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Rechercher

Texte libre

ce blog est à vocation informative et éducative sur les sciences physiques en particulier et sur les autres sciences en général...il ouvre des pistes de réflexion, fournit des explications à la demande, propose des solutions...
il est aussi à vocation humaniste...c'est pourquoi d'autres rubriques sont ouvertes: art, philosophie, poésie...

ce blog

Images aléatoires

pour vos amis

Cliquez ici pour recommander ce blog
Samedi 23 septembre 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e 7: Climatologie St Hilaire St Mesmin (Loiret)
fin de la saga des nuages du 23 septembre ...!

l'apparition de Nimbostratus sur l'horizon Sud Ouest



Le Nimbostratus est un nuage de moyenne altitude porteur de pluie ou de neige

apparence: très sombre à la base, sommet en couche grise apparence "chargée", pas de ciel bleu visible au travers, épaisseur voisine de 3000m au dessus de sa base

altitude moyenne: base à 1500m sommet vers 5000m

constitution:

en été:cristaux de glace, goutellettes d'eau

en hiver: neige

précipitation associée: pluie ou neige, mais pas de grêle

en résumé:

belle leçon de météorologie que celle de ce  jour...

9h:  vent 2 à 3 Beaufort  direction SSE --> NNE

      un front froid vient se glisser sous une masse d'air chaud et humide

1)  apparition de cirrus sur l'horizon EST  haute altitude ( supèrieur à 5000m)

2)  arrivée de cirrostratus sur l'horizon OUEST haute altitude

    
14h:

3)  apparition d'altostratus sur l'horizon OUEST moyenne altitude ( infèrieur à 3000m)
     venant obscurcir la totalité du ciel en moins d'une heure

17h

4)  le ciel se charge de nimbostratus ( plus basse altitude 1500m)
     
18h

5) conséquence de cette évolution nuageuse:  chute de pluie importante

voici une vue satellitaire de l'évolution du temps d'aujourd'hui, avec mes commentaires graphiques explicites, montrant la rencontre des deux masses d'air ( occlusion) qui a donné naissance au nimbostratus


ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Samedi 23 septembre 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e 7: Climatologie St Hilaire St Mesmin (Loiret)
le ciel de cette journée du 23 septembre en région centre est riche en variétés de nuages

ce matin je vous présentais les cirrocumulus et les cirrostratus...voici une troisième variété, qui vient d'apparaître depuis 14h environ: l'altostratus



l'altostratus est une nuage d'altitude moyenne: 2000 à 4500m

présentation: structure en nappe couvrant de très vastes étendues du ciel; le soleil situé en arrière de ce nuage apparaît comme vu au travers d'un verre dépoli ( cette dernière propriété est caractéristique et identifiante)

constitution: cristaux de glace et gouttelettes d'eau surfondues

précipitation associée:

-  en été: pluie fine (crachin)
-  en hiver: neige ou granules de glace

mécanisme de formation:  il est la plupart du temps le résultat de l'épaississement avec perte d'altitude d'un cirrostratus ( ce qui a du se passer depuis ce matin)...parfois il est le résultat de l'amincissement d'un nimbostratus avec gain d'altitude
ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Samedi 23 septembre 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e 7: Climatologie St Hilaire St Mesmin (Loiret)
Les cirrocumulus et les cirrostratus sont des nuages de haute altitude...l'altitude de leur base est comprise entre 5 000 et 11 000m

Le cirrostratus se présente sous la forme de voile blanchâtre, et il couvre des étendues assez larges du ciel, sa base n'est jamais sombre et il ne lieu aucune précipitation.

Il est composé par des cristaux de glace, et lorsqu'il masque le soleil ou la Lune (de nuit) il présente un halo caractéristique...et parfois aussi un phénomène plus rare de parhélie ( deux spectres colorés placés de part et d'autre du disque solaire)

Le cirrocumulus lui se présente sous forme ondulée ou de " petits moutons"

Il est composé de cristaux de glace mais aussi de gouttes d'eau surfondue ( eau liquide en dessous de 0°C) c'est un nuage à la durée de vie assez brêve...quelques dizaines de minutes tout au plus.

Lui non plus ne présente aucune précipitation associée.

Ce matin, j'ai eu la chance de pouvoir prendre des clichés de ces deux sortes de nuages, présents en même temps sur deux horizons opposés.



Origine de leur formation: les nuages de la famille cirrus se forment lorsqu'un front d'air froid vient se glisser sous une masse d'air plus chaude et humide ce qu'on qualifie en terme technique par " soulèvement frontal "

Les Cirrocumulus et cirrostratus sont au sommet de ce soulèvement.
ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Vendredi 22 septembre 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e 11: Philosophie et Science,
Descartes ( né en 1596 à la Haye en Indre et Loire- décédé à Stockolm en 1650) a écrit un ouvrage fondamental pour l'optique moderne: la Dioptrique

Dans cet ouvrage, avec un esprit scientifique novateur ( il y fait référence à l'expérimentation, tout comme son contemporain Galilée)  et critique ( il propose, compare, argumente et  conclut), Descartes aborde le problème de la réfraction.

Il n'est pas le premier à aborder cette question, un autre savant hollandais Snellius l'a fait avant lui en 1621, mais sans rendre publiques ses travaux ( c'est Huyghens, un autre savant hollandais qui le revèlera plus tard et il n'est pas certain que Descartes ait été informé des travaux de Snellius)

Par contre, il est indiscutable que c'est Descartes qui "tenta" d'en faire le premier une démonstration rigoureuse.

Le texte présenté  ici  est le texte original de Descartes ( 1637) , dans lequel le phénomène de réfraction est abordé par un préalable qui fait appel à des considérations mécaniques, et dans lequel il compare clairement la réfraction d'une trajectoire d'un objet changeant de milieu ( passage de l'air à la traversée d'une toile)  et celle d'un rayon changeant de milieu de propagation (de l'air vers l'eau)

la petite figure ci-dessous, montrant les schémas originaux que j'ai surlignés  pour les rendre immédiatement lisibles




La loi qui porte son nom est exprimée par la constance du rapport PQ/ST , que nous écrirons

                                 PR sin ( QRP) / RS sin ( TRS)  = cste

qui donne avec PR = RS   QRP = i et TRS = r    sini / sin r = cste   soit  sin i = n sin r

                                                                             (où n est l'indice de réfraction)
 
                                         
La démonstration physico-mathématique la plus complète, faisant appel à la notion d'ondelettes, sera donnée par C.Huyghens. C'est cette démonstration, s'appuyant sur une théorie ondulatoire de la lumière, qui est retenue dans les cours d'optique.

Cette démonstration fait appel à ce que Descartes avait pressenti sans toutefois l'expliciter sous cette forme, la notion d'onde et de retard .



Là où Descartes ne dessine qu'un rayon incident, ce qui l'oblige par la suite à de longs et difficiles raisonnements, Huyghens en dessine 2 et considérant les différences de vitesses de propagation ( c1 et c2) dans chaque milieu il écrit que le retard des ondes est constant entre l'incidence et la réfraction

ainsi  HJ / c1 = IK / c2  conduit directement ( je laisse le soin de la démo aux lecteurs) à :

sin i/sin r = c1/c2 puis à sin i = n sinr avec n = c1/c2
ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mercredi 20 septembre 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e3-a : Optique BTS TPIL
en seconde partie de ce TP nous cherchons donc à mieux cerner la seconde loi de Descartes



nous remarquons  que r < i dans le cas du dioptre air-plexiglas et que:

-  seuls des petits angles i  < 10° permettent d'obtenir une presque proportionalité entre i et r
   ce  qu'on écrit   r = a.i 
   où a est le coefficient directeur de la tangente à l'origine de notre courbe r = f(i)

- au delà de 10°, les choses deviennent plus compliquées car on remarque que la courbe
   s'infléchit de plus en plus et s'écarte davantage de la tangente...on écrit alors:

                                         r = a.i - écart   avec écart /  si  i /


nous sommes donc à la recherche d'un modèle numérique permettant de remplacer cette loi empirique par des fonctions mathématiques plus précises


le modèle numérique proposé en TP est le suivant: étude de sin i / sin r en fonction de i

le résultat graphique obtenu par vos mesures est le suivant:


ce rapport est sensiblement constant lorsque i varie, on le nomme n

le relevé montre que n est mesurable statistiquement par n = <n>  compris entre deux bandes de valeurs  n sup et n inf

pour le dioptre air plexiglas on a trouvé en TP:  <n> = 1,49  (+ 0,03 - 0,02)


pour le dioptre air eau  on a trouvé en TP:        <n> = 1,33  (+ 0,05 - 0,03 )
cette dernière mesure est plus imprécise du fait que l'eau diffuse le rayon réfracté

nous retiendrons donc que ce nombre n est une constante caractéristique du dioptre; il est nommé: indice de réfraction relatif du plexiglas ( eau) par rapport à l'air


nous verrons en cours que n est l'inverse de a et que nos mesures  montrent :

pour les petites incidences ( < 10°), la loi de Kepler   r = a.i  =>   i = n.r  (approx.)

pour toutes les incidences,
la seconde loi de Descartes:  sin i = n sinr

( la loi de Kepler est un cas limite de la loi de Descartes )


pour préparer le cours-TD de Mercredi prochain ( semaine 39) cliquez sur le portrait de Réné Descartes





ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus