comme promis, voici la dernière révision avant l'épreuve...
L'alternateur et l'onduleur sont deux convertisseurs fournissant une tension alternative hors réseau EDF...ils sont donc utilisés en général pour assurer cette fourniture sur des systèmes mobiles.
exemples connus:
alternateurs sur les avions, les bateaux et aussi sur les automobiles
onduleurs dans les caravanes et les camping-cars, onduleurs de sauvegarde informatique
L'onduleur:
a)
sa construction et son principe de base:
c'est une machine à conversion mécanoélectrique
elle reçoit de la puissance mécanique et la convertit en puissance électrique
voir ma figure ci-dessous...plus bas...
entraîné par un moteur auxilliaire (moteur de la voiture par exemple), un rotor aimanté (
champ magnétique B à 2p pôles) tourne à l'intérieur d'un stator bobiné
le flux magnétique F reçu par chaque bobine du stator est donc variable en fonction du temps au cours de cette rotation ==> apparition d'une tension dite aussi fem (force électromotrice) aux bornes de ces bobines
des calculs (hors programme de la STI GM) montrent que e est de la forme
e = Ê.cos wt w est la pulsation de la fem qui vaut
w = pW avec
p= nombre de paires de pôles du rotor W = vitesse angulaire de rotation du rotor Ê est l'amplitude de cette fem,
de valeur efficace E E = Ê /rac(2) des mesures de la tension à vide efficace
uv *de l'alternateur tournant montrent que Ê et E sont proportionnelles à W ... et au champ magnétique B du rotor
*
uv = E puisqu'à vide il n'y a pas de courant débité
écrivons donc, par exemple en valeur efficace
uv = E = k.W qui donnera Ê = k.W.rac(2)
k est une constante de construction de l'alternateur dépendant de son nombre de spires au stator et de leurs dimensions (entre autres) et du champ magnétique tournant B du rotor
figure résumant les propriétés essentielles de l'alternateur ( ici monophasé)

vous remarquerez que toute augmentation de vitesse se traduit par une augmentation de la fem Ê et par une diminution de la période T (augmentation de la fréquence )
à retenir: la vitesse angulaire de rotation du rotor intervient sur deux termes E et W
E est proportionnel à W et au champ tournant B
le nombre de paires de pôles p du rotor intervient sur la w
prenons un exemple de petits calculs à bien maîtriser concernant la fem:soit un alternateur à 4 pôles au rotor et deux bobines en série et face à face au stator (alternateur monophasé)
on relève la loi de proportion
E = 240V pour 1500 tour/mincalculer la constante k:écrire W = pi.n/30 donc k = E.30/pi.n soit A.N.:
k = 1,53 V.s et W = 157 rad/s
calculer la fréquence f de la fem:la fréquence f est liée à la pulsation w par f = w /2pi or w est elle même liée à la fréquence angulaire de rotation par
w = p.W où p est le nombre de paires de pôles du rotor
ici 4 pôles donc p = 2
on a donc f = p.W/2pi soit A.N.: f = 2.157/2pi qui donne
f = 50 Hz
b) l'onduleur en charge
l'onduleur est fait pour alimenter une charge utile en courant et en tension, par exemple, un alternateur de chantier qui alimentera des éclairages et des machines...
pour calculer l'intensité efficace I du courant alimentant la charge et la tension efficace U il faudra considérer le circuit suivant:

dans lequel R est la résistance interne des enroulements du stator
X = Lw est la réactance de ces enroulements ( nous sommes en régime sinus !)
Z est l'impédance propre de la charge
et E' une fem propre à la charge
ce n'est pas toujours simple à résoudre !
en STI GM ce sont des cas simples qui sont proposés, en général
exemple: U et I sont fournies dans le texte, ainsi que le déphasage phi entre elles( imposé par la charge) et l'on demande, à partir des valeurs de R et de L de calculer la valeur de la fem E nécessaire
en écrivant la loi vectorielle des mailles:
vecteur U = vecteur E - vecteur RI - vecteur XI
on tire :
vecteur E = vecteur U + vecteur RI + vecteur XI
cela donne le diagramme de Fresnel suivant:

le cas particulier R = 0 est très fréquent (on considère que les enroulements sont des inductances parfaites
il y a deux types de solutions qui sont demandées: algébriques ou graphiques
la solution algébrique: on écrit sur l'axe vertical Ey = XI + Usin phi
sur l'axe horizontal Ex = Ucos phi
enfin on applique Pythagore E² = Ex² + Ey²
la solution graphique: il suffit de faire à l'échelle demandée la mesure de E
prenons un exemple pour la solution algébrique:
soit une charge dont on désire que U = 120V, et I = 2A avec cosphi = 0,5
quelle est la valeur de E que doit imposer un alternateur 4 pôles tournant à 1000 tour/min
et dont le R = 0 et l'inductance L= 0,1H
- calculons X: w = p.W = p.pi.n/30 A.N.: p= 2 donc w = 209 rad/s ( f = 33,3 Hz)
d'où X = Lw = 20,9 ohms
- calculons XI: XI = 41,8879 ~42 V
- calculons sin phi si cos phi = 0,5 sin phi = rac² ( 1 - cos²phi) = 0,866
- calculons Ey: Ey = 42 + 120.0,866 = 145,92 ~ 146V
Ex = 120.0,5 = 60V
- enfin passons au résultat terminal: E² = 146² + 60² ==> E = 157,84 ~158V
l'alternateur doit donc fournir une fem de 158 V
le lecteur en ligne s'amusera à vérifier graphique cette solution en prenant comme échelle 10V/cm
voilà donc l'essentiel est dit..à vous jouer "au cas où !!!"
passons à l'onduleur...
l'onduleur
ce n'est pas une machine comme l'alternateur, mais un dispositif de commutation électronique
il doit être absolument alimenté en tension continue Uo
cette tension continue U) provient:
- soit d'un redresseur couplé au réseau...c'est le cas des onduleurs de sauvegarde informatique
- soit d'un accumulateur ou d'une pile ... dispositifs mobiles
c'est fait comment ? je le rappelle il faut disposer de commutateurs commandés
il existe en fait deux schémas principaux:
- le dispositif va et vient à deux commutateurs sur point milieu + 2 pôles
- le pont 4 commutateurs sur 2 pôles
je propose d'étudier d'abord le cas de l'onduleur sur charge passive:
voici les schémas :

on voit que l'alternance des ouvertures et fermetures des commutateurs entraîne deux situations pour la tension aux bornes de la charge
U = Uo ou U = -Uo avec Uo = tension de la la source
pour les charges passives, cette inversion de tension entraîne une inversion de courant
I AB = I ou I AB = -I
voici le diagramme en concordance des temps pour chacun des deux montages:
attention, ce diagramme comprend la forme de la tension uAB et les commutateurs dans leur état respectif ( ouvert ou fermé ) pour chaque demi-cycle de commutation
pour terminer cette présentation de l'onduleur, sachez qu'on pose très souvent la question du composant servant de commutateur commandé...le plus adapté est le transistor
avec la base B pour recevoir la commande de fermeture ou d'ouverture
le collecteur C pour recevoir le courant d'intensité I provenant des sources Uo
et l'émetteur E pour l'évacuer
ci-dessous le symbole du transistor npn

voilà j'ai tout dit, ou plutôt redit ...alors bon courage à tous
JIM (jmb)