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ce blog est à vocation informative et éducative sur les sciences physiques en particulier et sur les autres sciences en général...il ouvre des pistes de réflexion, fournit des explications à la demande, propose des solutions...
il est aussi à vocation humaniste...c'est pourquoi d'autres rubriques sont ouvertes: art, philosophie, poésie...

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Lundi 12 juin 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e1-a: Bac STI Génie Mécanique

voici le sujet 2004 il est très varié et super intéressant

la correction est finalisée à ce jopur 16 juin 2006

la partie 1 ci dessous aborde le théorème de Boucherot...mais attention en monophasé !



correction partie 1:

1) groupe 1:  P = 5x100 = 500W      Q = 0 ( lampe = résistance )
    groupe 2:  P = 2 x 750 = 1500W  Q =0  ( radiateur = résistance)
    groupe 3 : P = 1500 W       cosphi = 0,75   => tan phi = 0,882 
                                          
                   Q = P tanphi
donc Q = 1322,88 = 1323 VAR

    groupe 4 : pour le moteur seul tan phi = 1,02 Q = P tan phi  Q= 255 VAR

                    pour l'ensemble P = 3000 + 250 = 3250 W

     tous les S se calculent par:  S² = P² + Q² 
     et les cos phi par 
cos phi = P/S


     cela donne -->

2) appliquant le théorème de Boucherot sur l'ensemble des 3 premiers groupes ont obtient:

    P = P1 + P2 + P3  Q = Q1 + Q2 + Q3   et  S² = P² + Q²

   soit P = 3500 W Q = 1323 VAR S = 3742 VA

facteur de puissance  cos phi = P/S  
soit cosphi = 0,935

3) si l'on met en service la machine à laver ( groupe 4) cela entraîne une augmentation de la puissance et une augmentation du facteur de puissance ( la puissance réactive de la machine est négligeable par rapport à sa puissance active)

ici j'ai fait quand même le calcul pour trouver cos phi = 0,974 

              

la partie 2 aborde le thème du redressement ...pont PD2 plus bobine de lissage

pour préparer la question 3 je vous rappelle qu'aux bornes d'une bobine parfaite (résistance nulle) uL = Ldi/dt  et que dans un étage de redressement lissé le courant est d'intensité périodique comme la tension...
vous aurez à calculer la valeur moyenne <uL>: je vous conseille d'utiliser la définition intégrale

voici donc la page 2 ...


reprise de la correction: deuxième partie

1

le transfo est parfait donc à vide comme en charge  m = U2/U1 qui donne U2 = mU1
soit A.N.: U2 = 0,116.230 = 26,7V

2

2.1 un signal de tension variable se relève à l'oscilloscope

2.2  précision: cal signifie calibre et h signifie hauteur du signal au maximum

                                   lecture:  Û3= h.cal(u)

avec h = 3,8div et cal(u) = 10V/div  => Û3 = 38V environ 

remarque Û3 = U3 rac(2) aurait fourni 37,7 V

2.3 précision: l signifie largeur et BDT signifie  base de temps

                                   T = l.BDT 
avec  l = 5 divisions et BDT = 2ms/div on obtient   T = 10 ms

2.4 f2 = 1 /T donne f2 = 100 Hz

2.5 <u3= 2 Û3/pi donne <u3> = 24V ( j'ai pris 37,7V au lieu des 38V trop approx.)

2.6 sur l'oscilloscope on utilise le sélecteur AC-DC en mesurant la variation de position en hauteur du signal lorsque l'on passe de l'affichage DC à l'afficahge AC ( sous cet affichage le signal se centre automatiquement sur sa valeur moyenne )

voyez mon dessin:

3

3.1 la bobine est un dipôle réactif qui emmagasine l'énergie électrique sous forme magnétique
      si elle est placée en série avec une source de tension alternative, elle lisse le courant par
      une succession de charges et de décharges, celui-ci ne peut descendre à la valeur zéro car
      la charge intervient avant la fin de la précédente décharge et de même la charge ne peut
      atteindre son maximum, étant interrompue par la décharge suivante

3.2 aux bornes d'une bobine traversée par l'intensité i(t) du courant la tension est donnée par
      la loi de Faraday-Lenz   uL(t) = Ldi/dt où L est l'inductance de la bobine ( unité H le henry )

      la valeur moyenne de uL et donc donnée par le critère intégral

          <uL(t)> = intégrale de 0 à T de u(t).dt  = intégrale de 0 à T de Ldi/dt.dt   

           <uL(t) = L [ i(T) - i(0) ] mais comme i est T-périodique i(T) = i(0) donc <uL(t)> = 0   

3.3 d'après la loi des mailles:

      dans le circuit PD2-bobine-induit du moteur on a u3 - uL - u4 = 0
                                                  qui donne aussi   <u3> - <uL> - <u4> = 0

      d'après <uL(t)> = 0 on obtient  <u3> = < u4>

remarque: ( hors problème et pas demandée )

a) la bobine lisse l'intensité en l'empêchant de descendre à 0 ce qui favorise la rotation de l'induit du moteur qui tourne plus régulièrement sans "à-coup "...de plus, les di/dt étant sérieusement amortis par la bobine, les étincelles qui pourraient se produire à chaque contact collecteur-frotteur de l'induit sont étouffées, ce qui limite l'usure de ces frotteurs

b) la tension aux bornes de l'induit ( ses frotteurs en graphite) est égale à la tension moyenne du redressement, donc la vitesse de rotation n'est commandée que par la valeur moyenne de la tension redressée

                                        " elle est pas belle la vie ?"



puis page 3...

4.1) en régime continu P=UI donc....PAN = UNIN A.N.: PAN = 24.2,78 = 66,7 W (66,72)

4.2 pertes joule: PAN = RI²  soit PJN = 1.(2,78)² = 7,72 W ( environ 8W)

4.3 rendement h = Puissance mécanique  utile/ puissance électrique absorbée

    soit A.N.: h = 50/66,72 = 0,7494 = 0,75 environ

4.4 somme des pertes = PAN - PUN  or somme des pertes = PJN + PCN

    donc PCN = PAN - PUN - PJN    A.N.: PCN = 9W

4.5 Pu = moment du couple utile x vitesse angulaire   = TUN .WN 

    qui donne avec WN = pi.N/30      TUN = 0,16N.m

5 accouplement moteur-réducteur

   le réducteur est un convertisseur mécanique-mécanique, il est donc soumis à l'égalité

         puissance de sortie = puissance d'entrée.rendement

5.1   donc PR = 0,7 PU   A.N.: PR = 35W

5.2  TR = puissance utile sortie réducteur/ vitesse angulaire sortie réducteur

         soit TR =  30 PR / pi.NR qui donne TPR = 11,1 N.m ( correction d'une erreur de frappe)

5.3 rendement d'un groupe =  produit des rendements des éléments du groupe

      on obtient ici  rendement du groupe = rendement moteur x rendement réducteur

                                                h = hmot . h red 

                                                A.N: h = 0,53

 une troisième partie surprise...


                                                
correction partie 3

1 le calcul du poids se fait par P = Mg  qui donne:  P = 2.9,81 = 19,6 N ( attention à l'unité !)

2 la composante du poids qui crée du moment sur l'axe de rotation est celle qui est perpendiculaire au bras de levier elle a pour expression Portho = Mg. cos"alpha"...le bras  de levier quant à lui s'exerce de l'axe au point G centre de gravité, il a pour longueur L/2

on a donc        T = Mglcos"alpha"/2 

note du correcteur: la lettre T est en mécanique remplacée par la lettre M, mais ici M est une masse !

3) pour soulever le panneau il faut partir de l'angle alpha = 0 dont le cosinus vaut 1

   calcul de T :  T = (19,6x 1x1 ) / 2 = 9,8 N.m

   donc le moto-réducteur qui développe 11,1 N.m peut soulever sans problème ce panneau .
         

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Samedi 10 juin 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e 14: sur le WEB
voilà un blog comme j'aimerais tant en faire un...si j'avais plus de temps

........là franchement "chapeau -bas" .... ah oui je vous le conseille.........

il y a  de la science belle et ludique, la lecture est à la portée de tous...

   "trop tro top !" .......ça s'appelle MC BLOG  ............ par là

                     bonne journée avec lui  "les pti lous"
 
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Vendredi 9 juin 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e1-a: Bac STI Génie Mécanique
cet article est destiné aux élèves de terminale STI qui n'ont pu se déplacer le 07 Juin...
il traite du chapitre de Chimie de ce programme: l'oxydo-réduction

afin de comprendre les éléments succincts de cette notion

présentons une première expérience (simple):


disposons des quatre corps chimiques suivants:

- une plaque de zinc ( métal gris) et une fiole de sulfate de zinc (en solution dans l'eau

- une plaque de cuivre et une fiole de sulfate de cuivre en solution dans l'eau ( couleur turquoize)


disposons le cuivre dans le sulfate de zinc et le zinc dans le sulfate de cuivre



dans le  bécher contenant le cuivre: aucune réaction visible

dans le bécher contenant le zinc il se produit une réaction lente mais visible à la surface de ce dernier

sortant de la solution la plaque de zinc et l'examinant on observe:













































la plaque de Zinc est visiblement "rongée" et recouverte  d'un dépot noir aux reflets rouges:

                                il s'agit d'un dépot de cuivre

on dit que le zinc a été oxydé par le cuivre présent dans la solution de sulfate de cuivre

     et que le cuivre a été réduit par le zinc  

l'ensemble de ces deux actions réciproques est une oxydo-réduction où

 le zinc est le réducteur du cuivre et le cuivre est l'oxydant du zinc

le fait que le cuivre n'est pas oxydé par le zinc ( premier bécher ) montre de plus qu'il y a une hierarchie du pouvoir oxydant à savoir:

                    le cuivre est plus oxydant que le zinc

mais quelle est l'intime mécanisme de cette réaction?


voilà la question interessante...


procédons maintenant à une seconde expérience (plus élaborée)
:

avec les éléments suivants:



construisons une "pile" électrochimique:

- en immergeant du cuivre dans du sulfate de cuivre ( première demi-pile)

- en immergeant du zinc dans du sulfate de zinc ( seconde demi-pile)

puis réunissons ces demi-piles par un conducteur de cuivre immergé à chaque bout dans les deux solutions

enfin disposons avec des pinces "croco" un voltmètre électronique ( de forte impédance d'entrée )
aux bornes métalliques de ces deux demi-piles...



il apparaît immédiatement une tension de 1,04 V entre le Cuivre et le Zinc...

                             on dit que les couples (métal,ion)...

       (Cu2+,Cu) et (Zn2+,Zn) présentent  entre eux un potentiel de pile de 1,04V


interprétons cette expérience:

le cuivre est anode ( potentiel positif comme le montre le branchement du voltmètre )
le zinc est cathode ( potentiel négatif relié au commun du voltmètre)

                        donc, un transfert d'électrons

s'effectue du zinc (négatif donc donneurs d'électrons e-)

                                      
vers le cuivre qui les attire (positif donc accepteurs d'électrons)


Conclusion:

une réaction d'oxydo-réduction est une "bagarre électro-chimique" entre deux métaux au cours de laquelle

                              un oxydant prélève des électrons à un réducteur
                           ici       Cu                                        ici     Zn


l'oxydation du réducteur est donc une perte d'électrons

la réduction de l'oxydant est un gain d'électrons

on traduit cet échange en langage chimique par deux demi-équations bilan:

                                 oxydation  Zn --> Zn2+  +  2e-

                                 réduction   Cu2+  +  2 e-  --> Cu


                  quant au pouvoir oxydant PO prédominant du cuivre sur le zinc

                               on le traduit par l'échelle des potentiels




                                   Zn                                           Cu                 PO
                ----------------*------------------------------------*------------------->

                                     ------------------------------------->
                                                           1, 07 V


remarques:

- l'origine de cette échelle est donnée par la demi-pile à hydrogène ( H+,H2) non étudiée dans le cadre de ce cours

- la valeur de 1,07V est la valeur exacte mesurée dans des conditions expérimentales moins sommaires que celles du lycée


applications:

il est parfois nécessaire de protéger les métaux exposés à l'oxydation par des agents atmosphériques ou des solutions salines...par exemple les coques métalliques des navires, les canalisations enterrées, ou encore les chauffe-eaux reliés à des canalisations de cuivre

il existe deux modes de protection:

1) la protection dite à électrode soluble ( en zinc ou en magnésium) qui s'oxyde à la place du métal à protéger en contact avec elle:  fer galvanisé avec du zinc (clôtures, matériels agricoles,...), boulons de zinc solubles sur les coques de bateaux et les parties immergées du mécanisme d'hélice...
 
2) la protection par liaison avec un générateur de tension alimentant en électrons le métal à protéger  en les capturant  à une électrode de zinc, par exemple la protection des
canalisations en fonte placées en terre humide

cette électrode est dite "anode sacrificielle" car au bout du processus, c'est elle qui disparaît complètement par oxydation ( c'est pourquoi il faut la remplacer àintervelle régulier)


renvoi à d'autres sites: ici       mais si déjà vous savez tout ce que j'ai écris plus haut c'est déjà pas mal pour préparer votre épreuve de sciences physiques du Bac STI méca


bon week end à tous ...      jean marie bourven





 
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Mercredi 7 juin 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e1-a: Bac STI Génie Mécanique

Exercice complet sur le moteur asynchrone avec corrigé


les réponses sont en blanc

 

un moteur asynchrone triphasé est identifié par la lecture de sa plaque gravée...on y lit:

                   Y/D:  230V/400V/50Hz  attention: 7.3 A / 12,7 A  (inversé dans le texte d'origine)

                  25N.m    1480min-1    cos"phi" = 0,86



Partie 1
: reconnaissance et calcul des principales grandeurs opérationnelles du moteur

1) attribuez à chacune de ces données sa définition propre:

moment du couple utile Mu:
25N.m

intensité Y/D:   
7,3 A en étoile Y     sur le réseau 230V/400V

                  et 12,7 A en triangle D  sur le réseau 133V/400V 

facteur de puissance:
0,86...

c'est la valeur du rapport puissance active (watt) / puissance apparente (volt-ampères) 

fréquence de rotation n:
ici 1480...c'est le nombre de tour effectués par le rotor en une minute

tensions nominales du réseau: le moteur est fait pour être alimenté normalement 230 V étoile sur le réseau 230V/400V/50Hz, mais il peut aussi très bien être relié au 133V/230V/50Hz en montage D l'essentiel étant que ses enroulements ne soient pas soumis à une tension supérieure à 230V

2) caractérisez par ses bonnes unité le point de fonctionnement nominal du moteur

le point de fonctionnement nominal est un point du diagramme (fréquence de rotation min-1, moment du couple N.m) dans d'autres pb (vitesse de rotation rad/s, moment du couple )
les valeurs nominales sont celles qui correspondent au fonctionnement moyen pour lequel le moteur est conçu...ici c'est donc (1480 min-1, 25Nm)...mais attention, le moteur peut être utilisé sur d'autres points: sous vitesse, sur-vitesse etc...ce n'est pas interdit!


3) déterminez son nombre de pôles sachant qu'au point de fonctionnement nominal
    le glissement g est inférieur à 10%

le nombre de pôles d'un moteur est donné par paires p ( 1 paire = 2 !)

si f est la fréquence nominale réseau (ici 50Hz) et ns la fréquence de rotation synchrone en min-1

on a p = 60 f / ns ...donc pour calculer p il faut connaître ns

un peu d'astuce...: les valeurs possibles de ns sont en 50 Hz réseau: 3000 pour p= 1

                                                                                                   1500 pour p=2

                                                                                                   1000 pour p=3

ici on nous dit que le glissement , (n-ns)/ns il faut le rappeler, est faible ( 10% = 0.1)

c'est donc que n est proche de ns ...or n =1480 c'est donc que ns est égal à 1500 et en conséquence que p =2  le moteur est donc un moteur 2x2 = 4 pôles 

4) calculez la fréquence de synchronisme du moteur

la fréquence de synchronisme du moteur ns est donnée en min-1 dans la question précédente...ramenée à son unité SI (système international des unités)

         ns = 1500/60 = 25 Hz

 

5) déterminez la puissance mécanique disponible Pu  "en bout d'arbre""

la puissance en bout d'arbre est la puissance mécanique utile donc Pu = Mu.pi.n/30


on a donc au point de fonctionnement nominal: Pu = 3874W

 

6) calculez les rendement hY et hD  du moteur en couplage Y et D...

    commenter ces deux résultats


le rendement c'est le rapport Pu/Pa où Pa = puissance électrique absorbée par le moteur relié au réseau ...

que ce soir en montage Y ou en montage D en régime triphasé P = UIrac(3)cos(phi)

en Y c'est sur le réseau 230V/400V/50Hz donc U= 400V et I =  7,3 A  donc Pa =  4349W

en D c'est sur le réseau  133/230V/50Hz  donc U = 230V et I = 12,7 A donc Pa = 4351 W

aux approximations près nous aurons donc: Pa = 4350 W et les deux rendements sont donc égaux hY = hD = 3874/4350= 0,89


7) sous quelles formes se manifestent les pertes de puissances dans un moteur asynchrone?


pertes par effet Joule dans le stator: PJS = 3/2 RI²

(Rest la résistance des enroulements statoriques mesurée entre phase)

pertes de fer dans le stator ( origine magnétique ) PFS


pertes Joule dans le rotor PJR

pertes mécaniques de l'arbre de rotation (au niveau des roulements) Pméca


bien sûr Pp = puissance perdue = PJS + PFS + PJR + Pméca


remarque: la somme PFS + Pméca est aussi appelée " PC ou pertes collectives"

dans ce cas Pp = PJS + PJR + Pc


Partie 2: étude d'un entraînement machine ( groupe "moteur-charge" )


8) représentez sur un repère quadrillé la partie rectiligne de la caractéristique électromécanique (n, Mu) du moteur et calculez son coefficient directeur a en Nm.min

voici la caractéristique du moteur:


son coefficient directeur vaut a = dM/dN = (0-25)/(1500-1480)= - 1,25 N.m.min

on choisit ce moteur pour entraîner une machine outil de moment résistant Mr donné par l'équation caractéristique Mr = 27Nm  à fréquence de rotation constante

9) montrez que le moteur peut entraîner cette machine mais au prix de la réduction de sa fréquence de rotation

le moteur peut bien-sûr sans dommage entraîner cette machine, les deux points de la caractéristique ( le nominal et l'imposé) sont extrêment voisins

comme Mimposé> Mnominal et que a<0 cela ne peut se faire qu'au prix d'une légère réduction de vitesse

10) vérifiez graphiquement que cette fréquence de rotation n vaut 1478 min-1
 

voir la figure

     le glissement reste-il inférieur à 10% ?

 g = (nS - n) /nS donc g = (1500 - 1478 ) / 1500 = 0,0147 ce qui est excellent et << 10%

11) vérifiez le par un calcul utilisant le résultat trouvé au 8) pour a


on vérifie que le coefficint directeur pour cette valeur est encore de

          (0-27)/(1500 - 1478) = -1,25


Partie 3
: couplage au réseau


on branche le moteur sur un réseau 133V/240V/50Hz  il y a erreur de texte à ce niveau


12) quel est le couplage qu'il faut choisir: Y ou D ?


D bien sûr, puisque les enroulements acceptent 240V et que c'est la tension composée de ce réseau

13) dessinez les positions des barrettes de couplage sur la boîte à bornes


14) supposant que le rendement reste constant au voisinage du point de fonctionnement nominal déterminez l'intensité I des courants de ligne alimentant le moteur chargé par la
machine


on a Pu = 27.pi.1478/30 = 4179W

avec un rendement de 0,89 cela donne une puissance absorbée de 4695 W

donc I = Pa/ Urac(3)cos"phi"   avec U = 230V sur ce réseau et toujours cos"phi" = 0,86

soit I = 13,70 A





 

Partie 4: réglage de la fréquence de rotation du groupe moteur-charge  par un variateur U/f

on souhaite règler la fréquence de rotation du groupe à la fréquence de rotation 1600 min-1
(régime de survitesse) à l'aide d'un onduleur triphasé U/f constant

à 1478 min-1 l'onduleur impose une tension composée de 400V au moteur

je rappelle qu'un moteur asynchrone alimenté par un onduleur U/f déplace sa caractéristique (n, Mu) en gardant le coefficient
a constant

15) déterminez les valeurs de la fréquence de synchronisme ns et de la tension U imposées au moteur par l'onduleur


--> calcul de ns:

le nouveau point de fonctionnement du groupe est donc (1600min-1 , 27Nm)

la pente de la caractéristique reste égale a = -1,25 N.m.min

soit ns la nouvelle fréquence de synchronisme cherchée...on a donc a = (0 - 27) / (ns - 1600)

d'où ns = 1600 + 27/a soit ns = 1622 min-1


on peut aussi écrire que le décalage entre les fréquence ns - n reste constant si a est constant et si le moment Mu est constant  ...dans ce cas on aura


                          ns - 1600 = 1500 -1478

             (nouvelles valeurs)    (anciennes valeurs )

ce qui donne ns = 1600 + 22 = 1622 min-1

on remarque que la tension composée du réseau "onduleur " est de 400V, c'est donc le couplage Y qui relie ce moteur à l'onduleur


 

--> calcul de U:


d'après le type de l'onduleur on a U/f = cste


or ns = 60f/p  cela implique  U/f = 60.U/(p.ns) = cste  or 60/p est aussi une cste donc U/ns reste cste (constante)


pour calculer la nouvelle valeur de U nécessaire à l'entraînement en survitesse il suffit d'écrire:

 
                      400/1500 = U / 1622                            qui donne U = 432V

       (anciennes valeurs )     (nouvelles valeurs)    correction apportée le 09 06 à 17h50


Partie 5: compensation du facteur de puissance du moteur

le moteur présente en charge un facteur de puissance cos"phi" = 0,86 comme l'indique sa plaque nominative

la règle contractuelle entre Electricité de France et les entreprises limite la valeur de tan"phi" à 0,4 maximale...si ce facteur dépasse 0,4 l'entreprise doit payer la puissance réactive consommée excédentaire au seuil fixé.

le moteur en charge nominale ( 1478 min-1, 27N.m) consomme exactement la puissance active Pa = 4695 W

le rendement est estimé à 0,89

16) calculer la valeur du facteur tan"phi"...est-il contractuel ?


tan phi = sin phi / cos phi  donc tan² phi = sin² phi / cos² phi = ( 1 - cos²phi)/ cos²phi

 soit tan² phi = 1/ cos²phi - 1   et au final tan phi = rac² ( 1/ cos²phi - 1 )


A.N.:  tan phi =  rac² ( 1/  0,86² - 1)  =  0,593 

cette valeur est bien sûr hors contrat !


17) calculer la puissance réactive Q consommée par le moteur


Q = UIrac(3)sin phi = P tan phi  donc Q = 4695.0,59337 = 2786 VAR


18) en déduire la puissance apparente S = UI absorbé au total par le moteur au point de fonctionnement nominal


S² = P² + Q²   A.N.: S = 5459 VA environ 5,46 kVA

19) la puissance réactive légale (contractuelle) est fournie par Qleg = 0,4.P
calculer la puissance réactive excédentaire qui sera sujette à facturation


Qleg = 4695.0,4 = 1878 VA

donc Q - Qleg =  2786 - 1878 = 908 VA

pour éviter cette situation hors-contrat, EDF suggère à l'utilisatreur du moteur de brancher 3 condensateurs identiques de capacité individuelle C en étoile sur l'installation...de façon à annuler la puissance réactive excédentaire DQ = Q - Qleg


20) calculer la valeur de cette capacité C
 
(je rappelle que Qc = V²/X avec X = -1/Cw* pour chaque condensateur)

* w = 2pif est la pulsation du réseau

 

les condensateurs doivent donc apporter une énergie réactive de compensation dont l puissance vaut -DQ = -908 VA

 

en montage Y chaque condo apporte -V²Cw donc les 3 apportent -3V²Cw = -DQ

( théorème de Boucherot sur la somme des puissances actives et réactives d'une installation triphasée)

le calcul de C se fera donc par C = DQ/3V²w

 

pour 50Hz w = 314 rad.s-1  on écrira C = DQ/3V²314


avec V = 133 pour le réseau 133V/240V/50Hz  on aura donc  C = 5,45 exp-5 F = 54,5 µF

avec V = 240 pour le réseau 240V/400V/50Hz  on aura donc  C = 1,67 exp-5 F = 16,7 µF

 

rem: avec le variateur U/f il faudra utiliser la seconde valeur de capacité 16,7 µF car l'utilisation d'un variateur n'affranchit pas l'utilisateur de la compensation de la tan phi du moteur !



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Mardi 6 juin 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e 9 :Cadrans Solaires
vous êtes nombreux à vous intéresser à ce cadran, et je vous en remercie, et mes amis les"Cestons" (prononcer "schistou") seront très flattés par ce petit succès...

pour résumer mon article précédent je propose ceci:

je vous donne les dimensions du cadran, celles que j'ai calculées bien sûr...donc tout à fait théoriques...sur le terrain une certaine tolérance les fait peut-être différer des quelques cm (?), marge tout à fait compréhensible et sans importance étant donné les matériaux bruts utilisés:

grand EST OUEST  axe de l'ellipse: b= 3,55m
petit axe NORD SUD de l'ellipse:    a= 2,50 m (a=bsinl = 3.55.sin 45°16')

l est la latitude ici:  l = 45°16'




à chaque plot horaire  n +  12 correspond un angle H = n.15°  sur l'équateur céleste

voici le tableau des données:

plot horaire    valeur de n   valeur de H  calcul de x = bsinH  calcul de y = bcosH.sinl

 unité                                    °                        m                            m

4                     -8                -120                 -3.07                       -1,26
5                     -7                -105                 -3,43                       -0,65
6                     -6                  -90                 -3,55                        0,00
7                     -5                  -75                 -3,43                        0,65
8                     -4                  -60                 -3,07                        1,26
9                     -3                  -45                 -2,51                        1,78  
10                   -2                  -30                 -1,77                        2,18
11                   -1                  -15                 -0,92                        2,44
12                    0                     0                  0,00                         2,52
13                    1                   15                  0,92                         2,44
14                    2                   30                  1,77                         2,18
15                    3                   45                  2,51                         1,78
16                    4                   60                  3,07                         1,26         
17                    5                   75                  3,43                         0,65
18                    6                   90                  3,55