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ce blog est à vocation informative et éducative sur les sciences physiques en particulier et sur les autres sciences en général...il ouvre des pistes de réflexion, fournit des explications à la demande, propose des solutions...
il est aussi à vocation humaniste...c'est pourquoi d'autres rubriques sont ouvertes: art, philosophie, poésie...

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Samedi 9 septembre 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e1-a: Bac STI Génie Mécanique
Elèves de TSTI Mécanique...de très bons blogs de philosophie sont présents sur l'internet...je vous conseille ( de nouveau ) celui-là: le labyrinthe
 

Il est animé et très suivi par son auteur Jérôme Coudurier,  professeur de philosophie.

De nombreux sujets sont abordés, ainsi qu'une étude des auteurs ...le tout avec une approche résolument moderne et attrayante


Celui-ci aborde plus particulièrement les relations entre la philo et la sciences : philoscience

par ses deux auteurs:  Jean-Paul Baquiast et de Christophe Jacquemin
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Vendredi 23 juin 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e1-a: Bac STI Génie Mécanique
                       bonjour, donc voici ma correction de ce sujet 2006

                                       MOUTURE DEFINITIVE

à mes élèves de TSTI GM du lycéee SCSE: j'ai édité la correction du sujet 2005 sur ce blog le 26 mai dernier, de nombreuses questions du sujet 2006 sont ressemblantes à celles du 2006
ceci constitue une surprise, deux années de suite le thème porte sur le même moteur CC !!!

remerciement à Drogba 64 pour sa participation


présentation de l'épreuve: sans calculatrice !

le sujet comprend deux parties d'électricité A + B, 11 points et 6 points chacune

une question d'optique sur 3 points

voyons la partie A:

PARTIE A

A.1 Etude préliminaire

A 1.1) et A 1.2) question classique, réponse classique



A 1.3)  puisque  l'excitation est indépendante et constante

         soient  F le flux "phi" en weber et K la constante d'induit ( Arnold )

         les formules classiques obtenues expérimentalement:

  -  pour la fem  E = KFW  avec W = "oméga" la vitesse angulaire en rad/s

  - pour le moment du couple électromagnétique T = KFI   


    s'écrivent  plus simplement E= kW et T=kI  avec
k = KF


A2 Etude à vide

A2.1) U = E + RI dans les conditions "à vide " permet d'écrire: Ev = Uv - RIv


         on trouve donc Ev = 50,5 - 0,5.1  soit Ev = 50 V

A2.2) comme Ev = k.W  c'est que k = Ev/W  donc k = 50/100 soit  k = 0,5 V.s

         ainsi    Ev = 0,5.W  ( W en rad/s je le rappelle!)

A.3 Etude en condition d'utilisation

cela signifie: étude en charge

A 3.1) E = kW donc E = 0,5.90  qui fait  E = 45 V

A 3.2) U = E + RI  => I = ( U-E)/R soit I = 10 A


info: les W qui sont utilisés ci-après sont aussi le symbole du watt, à na pas confondre avec le
       W (oméga) de la vitesse angulaire !

A 3.3) une puissance joule est soit de la forme rI² soit si l'on ne connait pas r de la forme UI
         si l'on connait U... ici c'est le cas, donc:

         au niveau de l'inducteur : Pje = Ue.Ie qu'il faut écrire !

         on a donc Pje = 50.0,1 soit Pje = 5W 

A 3.4) au niveau de l'induit on a P'a = U.I donc P'a = 50.10 => P'a = 500W
         
          il faut poursuivre en ajoutant Pje  avec Pje = Ue.Ie afin de calculer la puissance totale
          absorbée par le moteur ( induit + inducteur) ce qui donnera:
         
            puissance absorbée totale: Pa = UI + Pje        A.N.: Pa = 505 W                                 

A 3.5) au niveau de l'induit  on a la puissance joule PjR = R.I² 

         soit PjR = 0,5.10² qui donne    A.N.:  PjR = 50W

A 3.6) la
conservation des puissances au niveau de l'induit donne Pa = Pu + PjR + Pc

où  Pu = puissance mécanique utile (en bout d'arbre chargé)
     PjR =puissance joule perdue à l'induit ( échauffement des enroulements
                                                            ou perte de cuivre)
     Pc = pertes collectives ( pertes magnétiques dites aussi de fer,
                                               et pertes mécaniques de la transmission)

on cherche Pu...il suffit donc d'écrire Pu = Pa - somme des pertes

on a Pu = 500 - ( 50+50)  soit  Pu = 400W

remarque:à ce niveau de calcul il n'est pas utile d'introduire Pje, tout se calcule à l'induit

A 3.7) le rendement de l'induit c'est Pu/P'a mais celui du moteur en comptant l'inducteur c'est...

          h = "eta"           h = Pu /Pa = Pu / ( UI + Pje

donc h = 400/ (500 + 5)  soit environ  h ~ 0,8   ( 0,8 x 505 = 404 ~400 )
                                                          

A.4 Etude du démarrage


A.4.1) au démarrage la vitesse angulaire W est nulle et la fem donc, aussi, car E = k.W

A 4.2) là il faut faire très attention: on sait que U = E + RI est valable en toute circonstance
         donc si W = 0 et E = 0 cela signifie que U = RId   donc Id = U/R qui donne:

                                                      Id = 100 A

A 4.3) le courant d'induit est beaucoup trop fort, il va "fumer" l'induit à coup sûr !
          pour le limiter deux solutions:

          a) augmenter la résistance de cet induit en le couplant en série avec un rhéostat

          b) diminuer la tension "d'attaque" au démarrage soit à l'aide d'un potentiomètre en
              parallèle sur la tension de 50V, soit à l'aide d'un hacheur dont le rapport de cycle
              sera augmenté progressivement à partir de 0

A.5 Fonctionnement de l'embarcation


A 5.1) systèmes permettant de faire varier la vitesse du MCC:

- rhéostat en série, pas terrible car la commande se fait sur courant fort (celui de l'induit qui passe dans le rhéostat au risque du manipulateur qui manoeuvre ce rhéostat) et car de plus cette commande n'est pas linéaire

- hacheur série, beaucoup mieux car la commande se fait par courant faible et est linéaire
                                                   
- redresseur variable si la source de tension est un réseau alternatif ou un onduleur
la commande est toujours sur courant faible, donc c'est un bon système, mais par contre pas linéaire du tout (rapport de cycle sur le temps d'amorçage d'une fonction sinus)

A 5.2)

soit Dt la durée d'autonomie cherchée


en terme de puissance totale absorbée par le moteur

                                         Pa = UI + Pje = UI + UeIe comme U = Ue = 50V
                         
                                         Pa = U ( I + Ie)

                                   => 
I + Ie = Pa / U


 d'autre part la charge disponible des batteries est de  Q = (I+Ie).Dt  donc  Dt = Q / (I+Ie)

 qui donne:                         
Dt = Q.U / Pa


 A.N.: Dt = 100.50/500  soit         Dt = 10 h


PARTIE B





B.1) bien que la réponse ne soit pas évidente ...

c'est quoi ce symbole en forme de rectangle? on ne voit même pas le signe  ~ ni en entrée ni en sortie

 ... me mettant à la place du candidat, "je pense" qu'il s'agit d'un transformateur de tension*

*dont le
symbole officiel est composé de deux cercles entrelacés...
                        comme c'est la règle sur les documents normalisés



B.2) là c'est plus clair, il s'agit d' un redresseur du type
PD2 * mixte **

*
P= pont 
     
D= double commutateur de courant par branche (1 thyristor en série avec 1 diode)
          
2 = deux branches
  

** mixte = les deux commutateurs sont différents


B3)

B 3.1) le texte ne le précise pas, il faut donc se souvenir du cours:

                            la bobine assure la conduction ininterrompue du courant 

 (une question sera posée en B4 sur ce sujet)

partons  de 2 à 10ms: c'est Th1 qui est passant et D2 qui assure le retour du courant

            de 10 à 12 ms: le courant continue sur sa lancée en passant par Th1 et D1
                                   car D2 est bloquée par son potentiel de cathode  VC = -v2 >0
                                   et car Th2 est bloqué ( en attente d'impulsion de gâchette)

            de 12 à 20 ms: c'est
Th2 qui est passant et D1 qui assure le retour du courant

revenant au début du cycle on voit alors que:

comme de 20 à 22ms ( qui serait la séquence suivante équivalente)

            de 0 à 2 ms:
le courant continue sur sa lancée en passant par Th2 et D2
                               car D1 est bloquée par son potentiel de cathode VC = v2 >0
                               et car Th1 est bloqué (en attente d'impulsion de gâchette)


B 3.2)

le retard à l'amorçage est tout simplement l'intervalle d'ouverture des thyristors, c'est à dire la durée pendant laquelle ils sont non conducteurs

l'oscillogramme nous indique 2 ms pour TH1 et (12 - 10 ) = 2ms aussi  pour Th2

la période de la fonction u2 est de 20 ms  donc  pour l'angle de retard  on a

à raison de 360° pour une période:     "téta"o = 2.360/20   soit    36° pour Th1 et pour Th2

                      

B4)

B 4.1) c'est bien sûr la bobine, mais on l'avait deviné dès le début du B !

B 4.2) sur la figure 2 l'intensité ic(t) est représentée par une droite d'ordonnée constante 100 A


B 5.1)

tracé de uc(t) ci-dessous:

de 0 à 2ms et de 10 à 12ms la charge "bobine+accumulateur" est en court-circuit (en fait c'est la décharge de la bobine qui continue à charger l'accu)

de 2 à 10ms et de 12 à 20 ms la charge est sous tension positive

B 5.2)  pour faire varier la valeur moyenne de cette tension il faut agir sur l'angle d'ouverture

 remarque:              - si tétao = 0  <uc> = 2Û2/pi                     - si tétao = 10ms  <uc> = 0

                                      donc       0
< <uc> < 2/pi


exercice: OPTIQUE

1)  appliquant la loi de Descartes i = i' par rapport à la normale à chaque miroir on obtient:

                              2) possibilité d'observer deux directions en simultané, très pratique pour les manoeuvres et pour observer à l'arrière de l'embarcation les autres bateaux de la flotille



mon opinion: sujet  délicat pour des STI Génie Mécanique, certaines questions, en particulier le B nécessitent une compréhension profonde du cours...heureusement, d'autres questions permettront de gagner des points...la prise en compte ou non de l'inducteur dans le A pouvait être aussi une difficulté pour les étourdis





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Lundi 19 juin 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e1-a: Bac STI Génie Mécanique
comme promis, voici la dernière révision avant l'épreuve...

L'alternateur et l'onduleur sont deux convertisseurs fournissant une tension alternative hors réseau EDF...ils sont donc utilisés en général pour assurer cette fourniture sur des systèmes mobiles.

exemples connus:

alternateurs sur les avions, les bateaux et aussi sur les automobiles

onduleurs dans les caravanes et les camping-cars, onduleurs de sauvegarde informatique

L'onduleur:

a) sa construction et son principe de base:

c'est une machine à conversion mécanoélectrique
elle reçoit de la puissance mécanique et la convertit en puissance électrique

voir ma figure ci-dessous...plus bas...

entraîné par un moteur auxilliaire (moteur de la voiture par exemple), un rotor aimanté ( champ magnétique B à 2p pôles) tourne à l'intérieur d'un stator bobiné

le flux magnétique F reçu par chaque bobine du stator est donc variable en fonction du temps au cours de cette rotation ==> apparition d'une tension dite aussi fem (force électromotrice) aux bornes de ces bobines

des calculs (hors programme de la STI GM) montrent que e est de la forme  e = Ê.cos wt

 w est la pulsation de la fem   qui vaut  w = pW    avec
 p= nombre de paires de pôles du rotor   W = vitesse angulaire de rotation du rotor
 Ê est l'amplitude de cette femde valeur efficace E    E = Ê /rac(2)
 
des mesures de la tension à vide  efficace uv *de l'alternateur tournant montrent que Ê et E sont proportionnelles à W ... et au champ magnétique B du rotor

* uv = E puisqu'à vide il n'y a pas de courant débité

écrivons donc, par exemple en valeur efficace  uv = E = k.W qui donnera Ê = k.W.rac(2)
   
 k est  une constante de construction de l'alternateur dépendant de son nombre de spires au stator et de leurs dimensions (entre autres) et du champ magnétique tournant B du rotor

figure résumant les propriétés essentielles de l'alternateur ( ici monophasé)



vous remarquerez que toute augmentation de vitesse se traduit par une augmentation de la fem Ê et par une diminution de la période T (augmentation de la fréquence )

à retenir: la vitesse angulaire de rotation du rotor intervient sur deux termes E et W
              E est proportionnel à W et au champ tournant B
              le nombre de paires de pôles p du rotor intervient sur la w

prenons un exemple de petits calculs à bien maîtriser concernant la fem:

soit un alternateur à 4 pôles au rotor et deux bobines en série et face à face au stator (alternateur monophasé)

on relève la loi de proportion  E = 240V  pour 1500 tour/min

calculer la constante k:

écrire W = pi.n/30  donc k = E.30/pi.n  soit A.N.: k = 1,53 V.s  et W = 157 rad/s

calculer la fréquence f de la fem:

la fréquence f est liée à la pulsation w par f = w /2pi  or w est elle même liée à la fréquence angulaire de rotation par w = p.W  où p est le nombre de paires de pôles du rotor

ici 4 pôles donc p = 2

on a donc  f = p.W/2pi soit   A.N.:  f = 2.157/2pi qui donne f = 50 Hz

b) l'onduleur en charge

l'onduleur est fait pour alimenter une charge utile en courant et en tension, par exemple, un alternateur de chantier qui alimentera des éclairages et des machines...

pour calculer l'intensité efficace I du courant alimentant la charge et la tension efficace U il faudra considérer le circuit suivant:



dans lequel  R est la résistance interne des enroulements du stator
                  X = Lw est la réactance de ces enroulements ( nous sommes en régime sinus !)
                  Z est l'impédance propre de la charge
                  et E' une fem propre à la charge

ce n'est pas toujours simple à résoudre !

en STI GM ce sont des cas simples qui sont proposés, en général

exemple: U et I sont fournies  dans le texte, ainsi que le déphasage phi entre elles( imposé par la charge)  et l'on demande, à partir des valeurs de R et de L de calculer  la valeur de la fem E nécessaire

en écrivant la loi vectorielle des mailles:

vecteur U = vecteur E - vecteur RI - vecteur XI

on tire :

vecteur E = vecteur U + vecteur RI + vecteur XI

cela donne le diagramme de Fresnel suivant:




le cas particulier R = 0 est très fréquent (on considère que les enroulements sont des inductances parfaites

il y a deux types de solutions qui sont demandées: algébriques ou graphiques

la solution algébrique: on écrit  sur l'axe vertical Ey = XI + Usin phi
                                             sur l'axe horizontal Ex = Ucos phi

enfin on applique Pythagore E² = Ex² + Ey²

la solution graphique: il suffit de faire à l'échelle demandée la mesure de E

prenons un exemple pour la solution algébrique:

soit une charge dont on désire que U = 120V, et I = 2A avec cosphi = 0,5

quelle est la valeur de E que doit imposer un alternateur 4 pôles tournant  à 1000 tour/min
et dont le R = 0 et l'inductance L= 0,1H

- calculons X:   w = p.W = p.pi.n/30   A.N.:  p= 2 donc  w = 209 rad/s   ( f = 33,3 Hz)

                      d'où X = Lw = 20,9 ohms

- calculons XI: XI = 41,8879 ~42 V

- calculons sin phi    si cos phi = 0,5  sin phi = rac² ( 1 - cos²phi) = 0,866

- calculons Ey:  Ey = 42 + 120.0,866 = 145,92 ~ 146V
                      Ex = 120.0,5 = 60V

- enfin passons au résultat terminal:  E² = 146² + 60²  ==> E = 157,84 ~158V

 l'alternateur doit donc fournir une fem de 158 V

le lecteur en ligne s'amusera à vérifier graphique cette solution en prenant comme échelle 10V/cm

voilà donc l'essentiel est dit..à vous jouer "au cas où !!!"

passons à l'onduleur...

l'onduleur

ce n'est pas une machine comme l'alternateur, mais un dispositif de commutation électronique

il doit être absolument alimenté en tension continue Uo

cette tension continue U) provient:

- soit d'un redresseur couplé au réseau...c'est le cas des onduleurs de sauvegarde informatique
- soit d'un accumulateur ou d'une pile ... dispositifs mobiles

c'est fait comment ? je le rappelle il faut disposer de commutateurs commandés

il existe en fait deux schémas principaux:

- le dispositif va et vient à deux commutateurs sur point milieu + 2 pôles

- le pont 4 commutateurs sur 2 pôles

je propose d'étudier d'abord le cas de l'onduleur sur charge passive:

voici les schémas :

 


on voit que l'alternance des ouvertures et fermetures des commutateurs entraîne deux situations pour la tension aux bornes de la charge

U
= Uo   ou  U = -Uo   avec Uo = tension de la la source

pour les charges passives, cette inversion de tension entraîne une inversion de courant

I AB = I   ou   I AB = -I

voici  le diagramme en concordance des temps pour chacun des deux montages:

attention, ce diagramme comprend la forme de la tension uAB et les commutateurs dans leur état respectif ( ouvert ou fermé ) pour chaque demi-cycle de commutation


pour terminer cette présentation de l'onduleur, sachez qu'on pose très souvent la question du composant servant de commutateur commandé...le plus adapté est le transistor

avec la base B pour recevoir la commande de fermeture ou d'ouverture

le collecteur C  pour recevoir le courant  d'intensité I provenant des sources Uo

et l'émetteur E  pour l'évacuer

ci-dessous le symbole du transistor npn




 voilà j'ai tout dit, ou plutôt redit ...alors bon courage à tous  

                                                                                     JIM   (jmb)






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Dimanche 18 juin 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e1-a: Bac STI Génie Mécanique
voici donc le corrigé du problème: Hacheur Série
un moteur CC est caractérisé par sa fréquence de rotation nominale n = 3000 min-1 
sous la tension nominale voisine de  180 V
 
l'induit présente en frotteurs une résistance ohmique de r =  0,5 ohms

on utilise le moteur pour entraîner une charge utile de couple résistant constant M = 19,8N.m

les pertes collectives sont estimées à Pc = Pfer + P méca = 1260W à 3000 min-1

on souhaite faire varier la vitesse à l'aide d'un hacheur série


A) étude du moteur CC

--> on réalise l'essai suivant en générateur: le moteur est entraîné par un moteur auxilliaire à la fréquence de rotation 1000 min -1: entre ses frotteurs on relève la tension induite E = 51,7 V

A.1) calculer la constante k du moteur CC

un générateur à vide présente la relation tension-courant U = E - rI 

[et non E +rI !! qui est la caractéristique du mode moteur ]

avec I = 0 ( à vide) cela donne U = E   ( c'est U que mesurera un voltmètre )

on a établi en cours que la fem vaut   E = k.W  (fem proportionnelle à la vitesse angulaire)

donc k = E /W  ...mais l'énoncé utilise la fréquence de rotation n en tour/minute

il faut convertir avec W = pi.n/30 ( W = 314 rad.s-1 )

on obtient  finalement:  k = 30.E/(pi.n)  

A.N.:   k = 0,4937 d'où k ~ 0,494 V.s


--> on met en charge le moteur à sa vitesse nominale

A.2) calculer la puissance utile Pu pour entraîner la charge

la charge appelle une puissance mécanique du type Pu = M.W avec

M: moment du couple utile
W: vitesse angulaire


c'est donc un calcul direct:  Pu = M.pi.n/30

A.N.: Pu = 19,8.pi.3000/30 = 6220,35W d'où Pu ~ 6,22 kW

A.3) calculer la puissance électromagnétique Pem = Pu + Pc

on obtient A.N.:  Pem = 6220 + 1260 = 7480W soit Pem = 7,48 kW

A.3) en déduire le moment Mem du couple électromagnétique et calculer l'intensité I du courant

la relation Pem = Mem.W est à utiliser avec la valeur de W précédente ( 314 rad.s-1)

qui donne Mem = Pem /W

on obtient A.N.: Mem = 23,8 N.m

calcul de l'intensité d'induit:
nous avons pour tout moteur la proportionnalité moment de couple-courant:  Mem = k.I

d'où I = Mem / k

A.N.: I = 23,8 / 0,4939  soit I = 48,2 A


A4) peut-on négliger la valeur de la résistance r?
      justifier la réponse par des considérations de puissance

négliger une valeur de résistance n'a en soi aucun sens, même si elle est faible ( ici 0,5 ohms)
ce qu'il faut savoir c'est quelle est l'importance de la puissance qu'elle absorbe par rapport aux autres puissances en jeu dans l'ensemble moteur-charge

calculons donc la puissance joule dite Pcu ( perte de cuivre)

                                   Pcu = rI² (nous sommes en continu...)

on obtient donc Pcu = 0,5.48,2² soit  Pcu = 1162W! = 1,16 kW

importance de r ?

on voit que Pcu/Pem = 1,16/ 7,48 = 0,155 

ceci signifie que l'effet Joule dans l'induit (qui est une perte sèche en matière de puissance électrique utilisable)  représente à lui seul 15,5% de la puissance électromagnétique

donc Pcu  et  a fortiori r ne sont pas à négliger dans ce problème



B) réglage du hacheur

on souhaite piloter la charge à 3000 min-1 à l'aide d'un hacheur série et d'une source de tension de 200V

B1) calculer la puissance électrique absorbée Pa par l'induit


calculons maintenant la puissance électrique absorbée Pa = Pem +  Pcu
on obtient Pa = 7,48 + 1,16 = 8,64 kW

B3) en déduire la valeur de la tension U nécessaire

il suffit maintenant d'écrire qu'aux bornes de l'induit, l'alimentation électrique fournit Pa = UI

d'où U = Pa /I   soit A.N.:  U = 8640 / 48,2 = 179,25 d'où   U  ~ 179 V   


vérification du bilan de puissance:  Pa= Pcu + Pem = 1,16 + 7,48 = 8,64 kW
                                             qui correspond aux arrondis près à Pa = UI


B4) calculer la valeur du rapport de cycle alpha sur laquelle il faut régler la commande du hacheur

à l'aide du document suivant, fourni dans le rappel de mon article, et que je replace ci-dessous:


première méthode:

on applique la relation caractéristique de l'induit du moteur CC:  U = kW + rI

avec ici:      U = <uM>= alpha.Uo  , Uo = 200V     k = K.PHI = 0,4939 V.s 
                                                                      et  W = "oméga" = 314 rad.s-1

                                                                    r = 0,5 ohms et  <i> = I = 48,2 A

on recherche la valeur d'alpha:

alpha.200 = 0,4939.314 + 0,5.48,2   ==> alpha = 0,896 ~ 0,9

seconde méthode:

<uM> = 179 V question précédente  d'où alpha = 179 /200 = 0,896 ~ 0,9



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Vendredi 16 juin 2006
par jean marie bourven publié dans : i-e1-a: Bac STI Génie Mécanique
                             le Hacheur Série

                            (ou modulateur rectangulaire à largeur variable)

      dispositif destiné à piloter la vitesse de rotation d'un moteur CC


                                 rédaction en cours depuis ce matin 17 Juin 8h40

l'article comprendra plusieurs parties distinctes

1) rappel sur le moteur CC
2) pilotage en vitesse du moteur CC
3) comment faire varier une tension
4) le principe du Hacheur Série
5) l'intégration du Hacheur dans un circuit d'induit
6) un petit problème niveau TSTI GM


mon code de couleur:

violet: texte et commentaires
marron: pièces et dispositifs
bleu: grandeur physique
vert: formules
orange: raisonnements
rouge: à retenir




1)moteur à courant continu, c'est fait comment ?

vous connaissez tous le moteur à courant continu constitué de 3  parties:

- l'inducteur (stator) ou "excitation" qui est alimenté en courant continu constant pour créer un champ magnétique B constant (en tesla T) et fixe entre ses pièces polaires ( établissement des lignes d'un flux magnétique entre les pôles N et S de l'inducteur)  figure ci-dessous:


- l'induit (rotor) qui est lui aussi alimenté  par une autre source de tension continue U (en volt V) et dont les brins actifs sont traversés par  un courant continu d'intensité I (en ampère A)
 
- le jeu de contacts mobiles  (frotteurs-lames de collecteur) qui permet d'alimenter en courant l'induit au cours de sa rotation

voir figure ci-dessous le rôle de ce jeu  de contact en liason avec l'induit  ( qui tourne !)



commentaire: les sources de tension de l'inducteur et de l'induit sont parfois...

communes: inducteur et induit ( excitation série qui fournit un fort moment de couple)

parfois séparées: excitation dite "indépendante"

les démarreurs de voiture sont à excitation série, les moteurs CC de robot et d'automatisme sont à excitation indépendante


vous savez tous que l'interaction entre B et I est à l'origine d'un moment de couple électromagnétique Mem (en N.m)  (Tem dans certains cours) proportionnel à I donc  de la forme:

                                                  Mem = kI          (ou Tem =KI)

vous avez tous compris que la vitesse de rotation "oméga"  W ( rad.s) entraînée par ce couple est à l'origine d'une fem d'induction E ( en volt V) proportionnelle à cette vitesse

                                                   E = kW

vous avez appris aussi que l'ensemble des brins actifs du rotor et des contacts mobiles présentait au courant I  une résistance R ( en ohm bien sûr)

certains ont aussi remarqué dans mes cours que la constante k pouvait aussi s'écrire

                                                 k = K.PHI

ou PHI est le flux inducteur ( en weber Wb) et K la constante d'induit ( dite aussi d'Arnold)


en tous cas, vous avez tous retenu qu'il existe entre les grandeurs précédentes une relation fondamentale qui est:  

                  U = E + RI   ou aussi U = kW  + R.Mem/k ou encore:


                                  U = (K.PHI)W + R.Mem/(K.PHI)


     que j'appelle " caractéristique électro-mécanique de l'induit "


vous savez tout ça...

donc, passons au principe du pilotage en vitesse


2) pilotage en vitesse, qu'est-ce que c'est ?


j' écris de nouveau la relation caractéristique:

                                   U = kW  + R.Mem/(KPHI)

qui donne une courbe dite de réponse (vitesse, tension) ...voir ci-dessous

  Ud est la tension de démarrage, valeur minimale qu'il faut appliquer pour "décoller" l'induit

  et  1 /(K.PHI) est le coefficient directeur de cette courbe

 remarque:

- la vitesse angulaire W (oméga) est une relation affine de la tension

- plus le moment du couple électromagnétique est fort, plus la tension de démarrage doit augmenter

- plus le flux diminue, plus le coefficient directeur augmente ( attention, phi ne doit pas s'annuler! sinon...survitesse dangereuse de la rotation)

ainsi: pour piloter la vitesse, moyennant la connaissance des paramètres PHI et Mem, il suffit d'agir proportionnellement sur la tension U


3) mais comment agir sur la tension U ?

agir sur une tension peut se faire par deux dispositifs

- commande directe de l'alimentation à courant fort : rhéostat dit "de démarrage"
c'est une résistance de forte puissance interposée dans le courant d'induit ...en agissant sur son curseur on crée une variation de tension U...problème: la commande n'est pas linéaire

- commande électronique à courant faible agissant sur un interrupteur placé dans le courant d'induit: hacheurs et variateurs d'onde de redressement

ces deux  dispositifs agissent sur le signal de tension u(t) et sur sa valeur moyenne U =<u>
mais seul le hacheur, qu'on va présenter ci-dessous dans quelques lignes, est à commande linéaire

remarque: si par malchance vous deviez passer l'oral de rattrapage en Sciences Physiques, sachez bien rappeler et expliquer ce dernier point:

le Hacheur est un variateur de tension à commande linéaire par courant faible...
 
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